dimanche, août 26, 2012

 

Semaine à venir lourde en émotions

Bonjour

1ere étape franchie avec succès, mais à quel prix !
L'été le plus difficile de ma vie
9 semaines et demi, à bosser comme une dingue (35h par semaine chez Seaways et les soirées consacrées à mes departs de ma societé V com Voile) avec la canicule en sus
Pas d'extase comme dans le film !
Il a fallu me reédapter au salariat, tenir le coup physiquement (avec Argent Colloidal, Betacelem et Gerlina), et surtout cacher la lourde vérité, à mon patron, à mes connaissances diverses, et à faire des cauchemars
because ce cancer je le vois et le sents evoluer

Le coté posiitif : ma tete est contradictoirement plus tranquille, finis les soucis financiers, la perpetuelle pensée à me demander comment je vais m'en sortir et continuer à payer les 13 années de credit appart et manger
Je savoure chaque minute de mes week ends desormais (alors le terme vacances que je ne connais plus depuis 10 ans, alors là je n'ose meme pas imaginer...)
Suis en CDI et enfin confirmée. pas evident de rentrer dans une société au plus fort de la saison - mais ça y est, je gère et j'assure totalement


Une autre étape (inconnue complète ) devant moi, et pas des moindres - pas de repos , je vais attaquer direct sur radiotherapie et chimio
Cette semaine va être lourde en émotions
Une nouvelle page, une nouvelle étape
Je tente de garder mon sang froid, mais c'est vraiment pas facile
Mardi , dans 48h, j'ai rv à 14h20 avec le radiotherapeute et 15h40 avec le cancerologue
Cette fois, tout va s'accelerer
Il va donc falloir que je l'annonce à Rodolphe, mon boss (aïe ! ne pas faire de gaffes, faire comme si cela me tombait dessus, alors que je le vis depuis 3 mois)
Que j'entame les traitements, que je les supporte tout en continuant de travailler, que Rod accepte que je sois absente quelques heures par jour...
Ma tete est bien chamboulée
Vivement Noël !!!

Souci - un détail, mais de taille, vu que j'ai débuté mon travail salarié le 25 juin, je n'ai toujours pas été convoquée par la médecine du travail !
devaient etre en vacances
ça tombe mal, car du coup vais etre convoquée en septembre, alors que je serais en traitement
Que de problèmes à surmonter ! comme si le cancer n'était dejà pas suffisant

Voilà pour les dernières nouvelles - sorry de m'epancher sur mon sort
pense à vous

samedi, août 25, 2012

 

Jean Luc Delarue

Et allez... encore un !
Celui ci est connu et c'est pourquoi on en parle ; tant d'autres meurent chaque jour sans qu'on en parle
En attendant, moi je l'aimais bien car il savait faire parler et écouter les gens. A plusieures reprises, j'ai failli être dans son émission sur le sujet "cancer"...
Cela me torpille quand meme à 48h de recevoir le protocole à subir pour ma 3eme récidie de cancer du sein. Car même les gens friqués, soignés par les meilleurs médecins, s'en vont...


mardi, août 21, 2012

 

J-7

J'ai beau avoir le nez dans le guidon avec mon travail, le soir, la nuit c'est autre chose
Je n'arrive toujours pas à manger
Mardi prochain, la locomotive va se mettre en route : rv avec radiotherapeuthe et onco (enfin !)
vais devoir annoncer aussi à Rodophe mon protocole qui va vite se mettre en marche
de plus suis tellement out que je n'arrive meme pas à créer ce "dossier chercher l'erreur" avec tous les elements en ma possession. car y'a erreur medicale. Je n'y arrive pas car ma tete n'accepte pas, ne peut pas, tomber dans ce cauchemar (j'y suis dejà mais m'y enfoncée.... dur)

Bon - est ce que quelqu'un lit mes posts ??? svp me repondre car c'est trop dur tout cela, seule....
Je n'ai jamais réclamé d'aide, ni ne crois en aucune...juste savoir si je suis vraiment toute seule...

samedi, août 18, 2012

 

Leçon de vie

Une douce leçon de patience.

Un taxi à New York a écrit :

Je suis arrivé à l'adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir
, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s'ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d'elle il y avait une petite valise en nylon. L'appartement semblait comme si personne n'avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.

Il n’y avait pas d'horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu'à la voiture? » dit-elle. J'ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.

Elle n'arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n'est rien », je lui ai dit « J'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m'a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »
« Ce n'est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J'ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n'ai pas de famille » reprit-elle d'une voix douce. « Le docteur dit que je n'en ai plus pour très longtemps. » J'ai discrètement arrêté le compteur.

« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m'a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d'ascenseur.

Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d'un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d'un bâtiment particulier ou dans un coin et s'asseyait le regard perdu dans l'obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l'horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J'ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.
« Rien » lui dis-je
« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.
« Il y aura d'autres passagers, » ai-je répondu.
Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.
« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d'une vie qui se termine.

Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J'ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»

vendredi, août 17, 2012

 

J'aime le vendredi soir...

Avant, je ne connaissais pas vraiment la tranquilité mentale du terme "week end"...
Maintenant, je l'apprécie au plus haut point !

mardi, août 14, 2012

 

Que c'est dur !

Putain que c'est dur !
je ne sais pas comment je tiens encore debout
Deux mois de marathon, sans penser au cancer (enfin faut le dire vite !), sans manger, juste le nez dans le guidon de ce nouveau job qui me sauve la vie (faut le dire vite aussi !)
Dans 15 jours, rv cancero et radiotherapeuthe - peux plus laisser ce cancer evoluer ainsi... et vais devoir l'annoncer à Rodolphe (mon super boss) bon mais c'est ainsi
je ne sais meme plus quel jour on est tant je bosse - parait que demain c'est ferié - ouf

vendredi, août 10, 2012

 

L'essentiel



dimanche, août 05, 2012

 

je tiens bon...

... mais je ne sais trop bien comment je fais ! Betacelem, argent colloïdal, Gerlinea...et le travail qui me remplit bien la tête . Je parle de mon nouveau job - je viens de recevoir mon premier salaire, 1ere fiche de salaire... Quel bonheur les week ends, mais quel bonheur de ne pas stresser à se poser la question "comment vais je tenir ? comment vais je payer mon credit" je profite un max car au moins c'est du stress en moins. Alors je n'ose meme pas imaginer le mot "vacances" auquelles j'aurais droit dans un an - cela ne m'est pas arrivé depuis tant d'années. D'ailleurs, je n'ose pas non plus imaginer le mot "l'année prochaine".


jeudi, août 02, 2012

 

On achève bien les chevaux...



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