lundi, octobre 13, 2008

 

Adieu Guillaume...



Tu resteras toujours en vie dans ma mémoire ... que ta vie soit plus douce là haut.
Tu avais un nom bien lourd à porter (Depardieu)... Bon envol Guillaume... qu'il soit haut - très haut...
Je suis certaine que vous allez bien vous 'entendre Bana et toi ....
Rox - solidaire et triste

Comments:
Il a tenu à faire le film et a tout donné. Vendredi soir, il était même tout sourire durant le dîner de fin de tournage avec toute l'équipe" raconte le producteur du film que Guillaume Depardieu venait de terminer en Roumanie, "l'Enfance d'Icare". Il disait qu'il avait mal en raison de ses problèmes antérieurs, diabète et péritonite, et on a même fait venir des médicaments de la France pendant le tournage. Mais ayant du mal à respirer, l'acteur a été hospitalisé à Bucarest avant d'être rapatrié d'urgence en France dimanche. Il est décédé lundi à l'hôpital de Garches d'une pneumonie foudroyante. Il n'avait que 37 ans. Guillaume Depardieu laisse le souvenir d'un comédien touchant et sensible, une âme écorchée vive depuis l'enfance.
"Avec une sensibilité à fleur de peau, une virtuosité d'expression rare, une maîtrise absolue de son art, Guillaume avait atteint la perfection", lui a rendu hommage Jack Lang.
Personnellement, j’ai lu son livre, co-ecrit avec Fogiel son témoignage est sincère et beau ; j’ai aussi vu quasi tous ses films. Ce qui m’a toujours touché, chez lui, c’est cette quête de vivre dans l’urgence et dans l’essentiel… et aussi une quête de reconnaissance parternelle et affective.
Adieu Guillaume. Rox
 
moi je me sens pareille que lui - surtout sur la partie 'ecorché vif " de toute son existence ...pour cela ke sa mort me touche - que j'ai acheté son livre dès sa sortie...que j'ai vu tous ses films... et que sa mort me touche très fort.
 
«Nous avons écrit un livre ensemble pendant cinq mois. Je me suis rendu tous les samedis matin chez Guillaume à Bougival. Toute sa vie se résumait dans la chambre de sa petite maison. Il y avait construit un vrai univers. Nous nous allongions tête-bêche sur son lit avec un magnétophone entre nous. J’avais conclu un accord avec lui : il devait être ponctuel et sobre. A une exception près, il a toujours respecté cet engagement. La seule fois où il a trébuché, il s’est confondu en excuses dès le lendemain, en m’avouant que “parfois, quand on lutte avec ses démons, ils vous rattrapent”. Après la sortie du livre (“Tout donner”, éd. Plon) en 2004 et le succès que celui-ci a connu, il m’a invité dans un restaurant trois étoiles. Il avait mis son plus beau costume. Quand le sommelier lui a tendu la carte, il la lui a rendue en disant : “Monsieur ne veut pas que je boive.” Il a vécu toute sa vie sur un fil. Je crois qu’il aimait ça. Longtemps j’ai cru qu’il prolongerait son numéro d’équilibriste talentueux. Nous nous téléphonions de temps en temps. Lorsqu’il se sentait mal, il me disait simplement : “Tu ne m’aimerais pas dans cette période.” Et puis, il y a eu ce tournage en Roumanie. J’ai appris qu’il n’allait pas bien, que sa santé se dégradait. Guillaume n’était pas un “bad boy”. Il mérite mieux que ce malentendu. Le Guillaume que j’ai connu était bien élevé, respectueux de la parole donnée et attentif à l’autre.»

Marc-Olivier Fogiel
 
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