lundi, avril 07, 2008
Un coeur qui bat ...
Merci Lulu pour ce magnifique message dédié à notre vaillant Kenzo (qui va mal....)
je ne sais comment te dire merci car il s'adresse à nous nous ...Il faut non pas esperer (j'aime pas ce mot ...)
mais croire en notre vie, notre destinée...
Cancer quand tu nous tiens...
Comme Baudelaire cherchait les Fleurs du Mal,
je cherche, mais plus modestement, l'espoir et la vie dans le mal
Le cancer , ce n'est pas un sujet agréable,
Le cancer, ce n'est pas un mal-être acceptable,
Mais il fait partie de ma vie,
Mais il fait partie de nos vies.
Dès le diagnostic, la détresse nous submerge,
Dès le diagnostic, de notre horizon n'émergent
Que des petits mois de sursis,
Que des pensées de mauvais sort,
Que d'horribles craintes de mort.
Comment ne pas être étreint, par la folle angoisse?
Par de grands sentiments de tristesse et de honte,
De colère hideuse, après une telle annonce?
Comment ne pas voir notre vie changer de voie?
Pour fuir la hantise du problème qui lancine,
Et l'obsession des récidives.
Pourtant, si ce n'est pas trop tard,
D'ailleurs, ce n'est jamais trop tard,
Profite de la vie,
Profite de ta vie,
Vis chaque élan, vis chaque instant,
Comme s'il était le dernier,
Comme s'il était le premier,
Car je veux te transmettre une note d'espoir.
Malgré la lutte avec le temps,
Malgré la lutte avec le noir,
Malgré la peur, la houle et le temps qui s'écoule,
Comme l'eau, comme la joie et comme le vent,
Pense que l'avenir te garde d'autres bonheurs.
Pense à aimer, pense à guérir.
C'est une maladie qu'il ne faut pas subir.
Sans espoir on n'attend plus rien,
Sans amour on est presque rien.
Si tu n'as qu'une seule chance, saisis-la,
Si la maladie te touche, méprise-la.
Quand tout est calme en toi, le mépris est ta force.
Quand le mal s'éloigne, l'oublier te rehausse,
Renforce et enrichit tes moyens de lutter.
C'est comme au combat, tu dois plier sans sombrer.
Regarde autour de toi jusque sur les hauteurs,
Voyage, éloigne-toi du banal quotidien,
Reprends confiance en ta vie, en ta valeur.
Abandonné brutalement par la santé,
Abandonné brutalement par l'amitié,
Submergé par les regards de peur, de pitié,
Après tant d'horribles souffrances,
Après tant de nausées et de longues séances,
C'est extraordinaire de pouvoir encore
Se libérer, pour faire fonctionner son corps.
C'est merveilleux de se sentir encore libre
Et fort, face à un avenir douteux qui vibre,
S'estompe, s'affirme, s'enrichit de ta force
Morale; tu avances comme un funambule
Sur sa corde. Tu recules aussi dans ta bulle...
Ton expérience malheureuse t'a mûri,
T'a grandi, t'a éloigné de ton entourage.
Bien sûr, je te souhaite beaucoup de courage.
Mais tu seras désormais tellement riche
D'humanité, de force, d'audace, de vie,
Que celui qui malgré tout t'aimera,
Que celui ou celle qui te méritera,
Comprendra à son tour le moyen de t'aider,
Le moyen d'oublier, de lutter, de créer,
De créer une nouvelle optique de vie,
Et... tu seras peut-être encore, longtemps, en vie
je ne sais comment te dire merci car il s'adresse à nous nous ...Il faut non pas esperer (j'aime pas ce mot ...)
mais croire en notre vie, notre destinée...
Cancer quand tu nous tiens...
Comme Baudelaire cherchait les Fleurs du Mal,
je cherche, mais plus modestement, l'espoir et la vie dans le mal
Le cancer , ce n'est pas un sujet agréable,
Le cancer, ce n'est pas un mal-être acceptable,
Mais il fait partie de ma vie,
Mais il fait partie de nos vies.
Dès le diagnostic, la détresse nous submerge,
Dès le diagnostic, de notre horizon n'émergent
Que des petits mois de sursis,
Que des pensées de mauvais sort,
Que d'horribles craintes de mort.
Comment ne pas être étreint, par la folle angoisse?
Par de grands sentiments de tristesse et de honte,
De colère hideuse, après une telle annonce?
Comment ne pas voir notre vie changer de voie?
Pour fuir la hantise du problème qui lancine,
Et l'obsession des récidives.
Pourtant, si ce n'est pas trop tard,
D'ailleurs, ce n'est jamais trop tard,
Profite de la vie,
Profite de ta vie,
Vis chaque élan, vis chaque instant,
Comme s'il était le dernier,
Comme s'il était le premier,
Car je veux te transmettre une note d'espoir.
Malgré la lutte avec le temps,
Malgré la lutte avec le noir,
Malgré la peur, la houle et le temps qui s'écoule,
Comme l'eau, comme la joie et comme le vent,
Pense que l'avenir te garde d'autres bonheurs.
Pense à aimer, pense à guérir.
C'est une maladie qu'il ne faut pas subir.
Sans espoir on n'attend plus rien,
Sans amour on est presque rien.
Si tu n'as qu'une seule chance, saisis-la,
Si la maladie te touche, méprise-la.
Quand tout est calme en toi, le mépris est ta force.
Quand le mal s'éloigne, l'oublier te rehausse,
Renforce et enrichit tes moyens de lutter.
C'est comme au combat, tu dois plier sans sombrer.
Regarde autour de toi jusque sur les hauteurs,
Voyage, éloigne-toi du banal quotidien,
Reprends confiance en ta vie, en ta valeur.
Abandonné brutalement par la santé,
Abandonné brutalement par l'amitié,
Submergé par les regards de peur, de pitié,
Après tant d'horribles souffrances,
Après tant de nausées et de longues séances,
C'est extraordinaire de pouvoir encore
Se libérer, pour faire fonctionner son corps.
C'est merveilleux de se sentir encore libre
Et fort, face à un avenir douteux qui vibre,
S'estompe, s'affirme, s'enrichit de ta force
Morale; tu avances comme un funambule
Sur sa corde. Tu recules aussi dans ta bulle...
Ton expérience malheureuse t'a mûri,
T'a grandi, t'a éloigné de ton entourage.
Bien sûr, je te souhaite beaucoup de courage.
Mais tu seras désormais tellement riche
D'humanité, de force, d'audace, de vie,
Que celui qui malgré tout t'aimera,
Que celui ou celle qui te méritera,
Comprendra à son tour le moyen de t'aider,
Le moyen d'oublier, de lutter, de créer,
De créer une nouvelle optique de vie,
Et... tu seras peut-être encore, longtemps, en vie