vendredi, octobre 06, 2006
Notre belle sandrine à qui je pense encore et encore et toujours
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Voici ma sandrine - sa propre description que je vous retranscris - message de mars 2005 - vu par sandrine avec tout son humour ! :
Veux-tu vraiement que je me raconte? Cela risque d'être un peu long et quelque peu hors sujet puisque qu'il ne s'agit pas de problème au sein mais...
Il était une fois une (jeune) femme de trente ans qui mis au monde un garçon qui fût appelé Simon. Jusque là tout va bien, tellement bien que je me demande si je dois continuer mon récit. Enfin, allons-y. Sept ans s'écoulent comme un torrent d'eau pure et limpide, sept ans sans l'ombre obscure du moindre soupçon, jusqu'au jour où Lumière, la protagoniste de notre histoire, se retrouve confrontée à de violentes douleurs abdominales. Il est nécessaire de préciser ici que depuis la naissance de son fils, l'héroïne n'avait pas cru bon d'être suivie par une gynécologue. Quelle idiotie, pour rester polie! Après une semaine sous antibiotiques et ne voyant aucune amélioration, une prise de sang ainsi qu'une échographie "abdo-pelvienne" est ordonnée. A partir de là, les faits s'enchaînent : résultats sanguins catastrophiques, découverte d'une anomalie au niveau d'un des ovaires, extrême température qui trouble les médecins et ne leur permet pas de se prononcer catégoriquement. Visite aux urgences de Toulouse Purpan, rendez-vous pris avec un chirurgien. Le 16 décembre 2003, soit un peu plus de trois semaines après le début du cauchemar, opération point d'interrogation. Petite ou grande intervention? Lumière a entendue, au sortir de l'anesthésie : "les deux cancers sont réveillés". Voilà, le mot était lâché, elle l'avait attrapé en plein vol, malgré son désir fou de le voir se dissoudre dans les airs... Le soir même, le chirurgien, sous prétexte de laisser Lumière se reposer, a fait sortir ses parents et son prince dans le couloir. ELLE SAVAIT mais n'a posé aucune question à sa famille et à son amour. Le verdict : "sarcome du chorion cytogene de haut grade de malignité correspondant à la transformation maligne d'une endométriose pelvienne...". Une forme particulière de cancer, "rarissime" à 37 ans. Un mois et des poussières de doute après, première séance de chimiothérapie (protocole MAI). Des hospitalisations de cinq jours à chaque fois, un traitement de choc à souffrir, à se retrouver au sortir de la première semaine en aplasie (chute vertigineuse du nombre des globules blancs donc absence de défenses immunitaires). Chambre stérile pour malade ayant réagie de suite aux produits injectés. Et puis, et puis... Après la quatrième "cure" de chimio, scanner aux résultats plus qu'encouragents, coelioscopie prénommée "pasdemétastasessurlesintestinsdonctoutvabien"!!! Deux chimio de plus, un peu de "on vous laisse tranquille quelque temps" et le soleil au bout du tunnel apparaît. Lumière, au bout de la vingt cinquième séance de radiothérapie peut enfin baisser les bras et laisser quelques larmes couler sur ses joues. Un an, jour pour jour, et c'est FINI!!!!! Bonjour madame de Larémission, je vous adore vous savez, mais j'ai tout de même parfois du mal à réaliser, et quelques fois aussi, dans ma tête il pleut. C'est sûr, il faut arriver à évacuer tous ces nuages qui se sont accumulés au-dessus de nos têtes, tempête... Le plus dur pour moi, Lumière (d'une bougie),c'est de s'être pendant longtemps sentie responsable et COUPABLE de ce qui m'arrivait. Coupable de devoir peut-être laisser seuls mon compagnon et mon fils, oh oui mon fils... A se battre, à combattre, tirée en avant par les mots de votre enfant : " Ce n'est pas ta faute, c'est la maladie qui t'a choisie".
Vie, je t'embrasse et t'éclaire de mes pensées.
A toi, à tous ceux et celles qui se posent régulièrement sur ce forum, qui luttent pour vaincre.
A tous les autres qui par le monde se posent la même question "Pourquoi? Et pourquoi moi?"
°Ë Lumière °Ë
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Veux-tu vraiement que je me raconte? Cela risque d'être un peu long et quelque peu hors sujet puisque qu'il ne s'agit pas de problème au sein mais...
Il était une fois une (jeune) femme de trente ans qui mis au monde un garçon qui fût appelé Simon. Jusque là tout va bien, tellement bien que je me demande si je dois continuer mon récit. Enfin, allons-y. Sept ans s'écoulent comme un torrent d'eau pure et limpide, sept ans sans l'ombre obscure du moindre soupçon, jusqu'au jour où Lumière, la protagoniste de notre histoire, se retrouve confrontée à de violentes douleurs abdominales. Il est nécessaire de préciser ici que depuis la naissance de son fils, l'héroïne n'avait pas cru bon d'être suivie par une gynécologue. Quelle idiotie, pour rester polie! Après une semaine sous antibiotiques et ne voyant aucune amélioration, une prise de sang ainsi qu'une échographie "abdo-pelvienne" est ordonnée. A partir de là, les faits s'enchaînent : résultats sanguins catastrophiques, découverte d'une anomalie au niveau d'un des ovaires, extrême température qui trouble les médecins et ne leur permet pas de se prononcer catégoriquement. Visite aux urgences de Toulouse Purpan, rendez-vous pris avec un chirurgien. Le 16 décembre 2003, soit un peu plus de trois semaines après le début du cauchemar, opération point d'interrogation. Petite ou grande intervention? Lumière a entendue, au sortir de l'anesthésie : "les deux cancers sont réveillés". Voilà, le mot était lâché, elle l'avait attrapé en plein vol, malgré son désir fou de le voir se dissoudre dans les airs... Le soir même, le chirurgien, sous prétexte de laisser Lumière se reposer, a fait sortir ses parents et son prince dans le couloir. ELLE SAVAIT mais n'a posé aucune question à sa famille et à son amour. Le verdict : "sarcome du chorion cytogene de haut grade de malignité correspondant à la transformation maligne d'une endométriose pelvienne...". Une forme particulière de cancer, "rarissime" à 37 ans. Un mois et des poussières de doute après, première séance de chimiothérapie (protocole MAI). Des hospitalisations de cinq jours à chaque fois, un traitement de choc à souffrir, à se retrouver au sortir de la première semaine en aplasie (chute vertigineuse du nombre des globules blancs donc absence de défenses immunitaires). Chambre stérile pour malade ayant réagie de suite aux produits injectés. Et puis, et puis... Après la quatrième "cure" de chimio, scanner aux résultats plus qu'encouragents, coelioscopie prénommée "pasdemétastasessurlesintestinsdonctoutvabien"!!! Deux chimio de plus, un peu de "on vous laisse tranquille quelque temps" et le soleil au bout du tunnel apparaît. Lumière, au bout de la vingt cinquième séance de radiothérapie peut enfin baisser les bras et laisser quelques larmes couler sur ses joues. Un an, jour pour jour, et c'est FINI!!!!! Bonjour madame de Larémission, je vous adore vous savez, mais j'ai tout de même parfois du mal à réaliser, et quelques fois aussi, dans ma tête il pleut. C'est sûr, il faut arriver à évacuer tous ces nuages qui se sont accumulés au-dessus de nos têtes, tempête... Le plus dur pour moi, Lumière (d'une bougie),c'est de s'être pendant longtemps sentie responsable et COUPABLE de ce qui m'arrivait. Coupable de devoir peut-être laisser seuls mon compagnon et mon fils, oh oui mon fils... A se battre, à combattre, tirée en avant par les mots de votre enfant : " Ce n'est pas ta faute, c'est la maladie qui t'a choisie".
Vie, je t'embrasse et t'éclaire de mes pensées.
A toi, à tous ceux et celles qui se posent régulièrement sur ce forum, qui luttent pour vaincre.
A tous les autres qui par le monde se posent la même question "Pourquoi? Et pourquoi moi?"
°Ë Lumière °Ë
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