dimanche, octobre 01, 2006
Mon parcours...
je débute sur Blog - j'aurais voulu mettre ce message dans "mon profil" mais ne connais pas encore les astuces ! (si d'ailleurs on peut m'expliquer comment ajouter une photo ??? suis sur un mac) alors voici pour me presenter lon profil - qui resume en une seule page 265 pages d'un an d'enfer et aujourd'hui encore de plein d'angoisses...
Lorsque le cancer a explosé dans ma vie et explosé ma vie, j’ai voulu écrire tout ce que je ressentais, comme pour rassembler les débris de ma vie, qui partait en vrille, et exorciser cette histoire qui devenait la mienne.
A l’annonce froide et impersonnelle de la maladie « c’est un cancer du sein » tout me sembla irréel ; mais non, cela n’arrivait pas qu’aux autres .. puis tout alla alors très vite et la machine médicale s’emballa à une telle vitesse, que ces cahiers et cet ordinateur, où je jetais ma colère et mon désespoir, cet amalgame de sentiments confus et oppressants, mon vécu tout en vrac, me donnaient l’illusion de maîtriser encore ces quelques lambeaux de chair et ces quelques pans de vie.
Il me fallait saisir l’urgence de ma vie en apnée dans ce monde du fragile et de l’éphémère, dans lequel je venais d’être catapultée du jour au lendemain sans ménagement et exprimer tous ces sentiments confus, qui m’animaient, non sans humour et naïveté.
Ma tête et mon corps se désintégraient ; c’était comme si mon cancer se métastasait à l’extérieur de mon corps en une foule de tumeurs : ce fut la fuite orchestrée des amis, à croire que le cancer se transmet même par téléphone, je fus ainsi plongée dans le monde du silence, de la solitude et de l’angoisse ; les coups bas ainsi que les trahisons se multipliaient aussi bien dans ma vie professionnelle que privée.
Je devins une « nana » en trompe l’œil, qui avait perdu toute sa féminité et qui marchait à l’ombre ; j’étais une martienne avec ma tête d’E.T. fuyant les miroirs, les vitrines et le regard des autres.
On ne se bat pas contre le cancer, on le vit sans plus et en témoigner, c’est tenter, autant que faire se peut de se l’approprier, oui, de le faire sien ; c’est apprendre à vivre avec et dès lors à composer avec lui. C’est aussi quelque part vouloir mourir debout.
En revanche, on est en droit de s’interroger sur le pourquoi, c’est même une question essentielle, souvent délaissée : un cancer a besoin d’un terrain pour se développer.
Je ne comprends pas ce que je n’ai pas mérité, mais je comprends ce que je mérite et je me bats pour des jours meilleurs, parce que le passé n’est pas aujourd’hui ni demain.
Je rêvais de vivre dans le Midi, de changer ma vie, d’entendre les cigales chanter, voir la mer au quotidien et de sentir la chaleur du soleil sur ma peau. J’ai alors mis toutes mes forces dans ce combat au finish. Après deux années de souffrances, de douleurs et de patience, j’ai pris la route avec mon chat, ma chienne et en avant toute vers le soleil, dans ma petite voiture chargée à bloc.
Débarquer dans une petite ville de la Côte d’Azur où l’on ne connaît personne, est encore une autre histoire, un autre saut dans l’inconnu, avec des moments de doute et de blues, mais c’est aussi découvrir des tas de petits bonheurs que l’on se surprend à voler.
Cette maladie nous oblige sans cesse à être sur un grand 8, ces montagnes russes, sans jamais avoir la moindre certitude du lendemain. Vivre dans un équilibre si précaire …On n’occulte pas le cancer, on le vit tous les jours et mieux vaut en comprendre le positif. Du positif ? mais oui, mais oui, c’est ainsi qu’une chenille devient papillon ..
Lorsque le cancer a explosé dans ma vie et explosé ma vie, j’ai voulu écrire tout ce que je ressentais, comme pour rassembler les débris de ma vie, qui partait en vrille, et exorciser cette histoire qui devenait la mienne.
A l’annonce froide et impersonnelle de la maladie « c’est un cancer du sein » tout me sembla irréel ; mais non, cela n’arrivait pas qu’aux autres .. puis tout alla alors très vite et la machine médicale s’emballa à une telle vitesse, que ces cahiers et cet ordinateur, où je jetais ma colère et mon désespoir, cet amalgame de sentiments confus et oppressants, mon vécu tout en vrac, me donnaient l’illusion de maîtriser encore ces quelques lambeaux de chair et ces quelques pans de vie.
Il me fallait saisir l’urgence de ma vie en apnée dans ce monde du fragile et de l’éphémère, dans lequel je venais d’être catapultée du jour au lendemain sans ménagement et exprimer tous ces sentiments confus, qui m’animaient, non sans humour et naïveté.
Ma tête et mon corps se désintégraient ; c’était comme si mon cancer se métastasait à l’extérieur de mon corps en une foule de tumeurs : ce fut la fuite orchestrée des amis, à croire que le cancer se transmet même par téléphone, je fus ainsi plongée dans le monde du silence, de la solitude et de l’angoisse ; les coups bas ainsi que les trahisons se multipliaient aussi bien dans ma vie professionnelle que privée.
Je devins une « nana » en trompe l’œil, qui avait perdu toute sa féminité et qui marchait à l’ombre ; j’étais une martienne avec ma tête d’E.T. fuyant les miroirs, les vitrines et le regard des autres.
On ne se bat pas contre le cancer, on le vit sans plus et en témoigner, c’est tenter, autant que faire se peut de se l’approprier, oui, de le faire sien ; c’est apprendre à vivre avec et dès lors à composer avec lui. C’est aussi quelque part vouloir mourir debout.
En revanche, on est en droit de s’interroger sur le pourquoi, c’est même une question essentielle, souvent délaissée : un cancer a besoin d’un terrain pour se développer.
Je ne comprends pas ce que je n’ai pas mérité, mais je comprends ce que je mérite et je me bats pour des jours meilleurs, parce que le passé n’est pas aujourd’hui ni demain.
Je rêvais de vivre dans le Midi, de changer ma vie, d’entendre les cigales chanter, voir la mer au quotidien et de sentir la chaleur du soleil sur ma peau. J’ai alors mis toutes mes forces dans ce combat au finish. Après deux années de souffrances, de douleurs et de patience, j’ai pris la route avec mon chat, ma chienne et en avant toute vers le soleil, dans ma petite voiture chargée à bloc.
Débarquer dans une petite ville de la Côte d’Azur où l’on ne connaît personne, est encore une autre histoire, un autre saut dans l’inconnu, avec des moments de doute et de blues, mais c’est aussi découvrir des tas de petits bonheurs que l’on se surprend à voler.
Cette maladie nous oblige sans cesse à être sur un grand 8, ces montagnes russes, sans jamais avoir la moindre certitude du lendemain. Vivre dans un équilibre si précaire …On n’occulte pas le cancer, on le vit tous les jours et mieux vaut en comprendre le positif. Du positif ? mais oui, mais oui, c’est ainsi qu’une chenille devient papillon ..
Comments:
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Merci Tof et fan - mon probleme c'est que je n'ai pas de tableau - je ne peux meme pas visualiser les parametrages - peut être parce que suis sur Mac... pourtant j'ai mon site web beaucoup plus consequent et je devrais donc y arriver - gros bisous - je persevere
Roxanne
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Roxanne
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